John Adams

  • Encyclopédie de famille

Adams (John), second président des États-Unis de l’Amérique du Nord, était issu d’une famille de puritains ancienne et distinguée, qui émigra d’Angleterre en 1630, et fit partie des premiers colons établis dans la baie de Massachusets. 11 naquit à Braintree le 19 octobre 1735. John Adams avait acquis la réputation de jurisconsulte habile, lorsqu’en 1774 il fut élu par le Massachusets membre de l’assemblée qui vint siéger à Philadelphie. Il prit la part la plus active aux délibérations qui amenèrent la séparation de son pays d’avec la métropole, et l’année suivante, quand la guerre eut éclaté, il triompha de toutes les oppositions par son énergie, et fit nommer Washington général en chef de l’armée des Etats-Unis. Dès le mois de mai 1776 il proposa au congrès d’adopter la forme de gouvernement qui, de l’avis des représentants du peuple, serait la plus propre à assurer le bonheur et la prospérité de l’Amérique. Lee proposa la déclaration de séparation, et sa motion fut votée le 4 juillet 1776. Adams et Jefferson furent désignés par les membres du comité spécial nommé à cet effet, et chargés de rédiger le projet de déclaration d’indépendance. En 1777 Adams fut envoyé en France, où il trouva le traité d’alliance déjà tout conclu parles soins de Franklin. À son retour, il fut désigné par l’État de Massachusets pour le comité chargé de rédiger un projet de constitution nouvelle, et ce projet fut en grande partie son œuvre. Peu de temps après, le congrès l’envoya en Europe à l’effet d’y nouer des négociations de paix avec l’Angleterre ; en 1780 il arriva à Paris, où les défiances du cabinet de Versailles, son inimitié contre la France, et sa jalousie contre Franklin lui suscitèrent de nombreuses difficultés. La même année, il se rendit avec le titre d’ambassadeur en Hollande, où, par d’adroites négociations et par des écrits ingénieux, il réussit à gagner le gouvernement et l’opinion aux intérêts de son pays. Il resta en Hollar de jusqu’en 1782, époque où il revini à Paris pour, d’accord avec Franklin, Jay, Jefferson et Laurent, y conclure la paix avec l’Angleterre. En 1785 il se rendit à Londres avec le titre d’ambassadeur. Revenu en 1787 aux États-Unis, il appuya de toute son influence, avec Alexandre Hamilton et autres partisans du fédéralisme, les modifications au pacte fédéral propres à consolider la suprématie du congrès sur les différents États. Après le vote d’une nouvelle loi fondamentale, il fut élu vice-président, puis président en 1797, quand Washington se retira dans la vie privée. Si déjà il s’était fait des ennemis dans le parti démocratique, il devint encore bien autrement impopulaire en raison des mesures auxquelles il eut recours pour sauvegarder la dignité nationale contre les prétentions de la France, et surtout par ses opinions notoirement favorables à l’existence d’une noblesse héréditaire, qu’il essaya d’introduire en Amérique sous la forme d’un ordre dit de Cincinnatus, et par ses tendances aristocratiques franchement exposées dans ses écrits. Pendant qu’il présida aux destinées de son pays, il déploya le plus grand zèle pour lui créer une marine militaire ; à peine avait-on vu avant lui un vaisseau de guerre américain dans les eaux de l’Océan. Quand arriva, en 1801, le terme de sa présidence, Jefferson ne l’emporta sur lui dans les élections pour la nouvelle présidence qu’à la majorité d’une seule voix. Il se retira dans son domaine de Quincy, où il s’occupa de travaux littéraires. Il avait quatre-vingt-cinq ans lorsqu’il fut appelé, en 1820, à faire partie du comité chargé de réviser la constitution particulière de l’État de Massachusets. Il mourut le 4 juillet 1826, cinquantième anniversaire du jour de la déclaration d’indépendance.